● Chères mères de Côte d’Ivoire,
● Chères compatriotes,
En ce jour dédié aux mères, je voudrais adresser, du fond du cœur, un message de tendresse, de reconnaissance et d’espérance à toutes les mamans de Côte d’Ivoire et du monde.
Vous êtes celles qui tiennent la maison debout quand tout vacille, qui éduquent quand l’école faillit, qui nourrissent quand l’État abandonne. Vous êtes aussi celles qui soignent, qui prient, qui résistent.
Moi-même, c’est une mère qui m’a appris que la dignité ne se négocie pas. Que la parole donnée vaut serment. Que la souffrance peut être surmontée si elle est portée avec foi et courage. Ce sont là des leçons de vie qu’aucune école ne m’aurait enseignées autrement.
Je n’oublie pas, en ce jour, les mères et les épouses de nos frères emprisonnés pour leurs idées, celles de nos martyrs disparus pour avoir rêvé la liberté. Je n’oublie pas les mères qui espèrent encore, malgré l’exil, la séparation ou l’injustice.
À travers vous, c’est l’âme de notre nation qui respire. C’est notre avenir commun qui prend forme.
Demain, dans la Côte d’Ivoire que nous rebâtirons ensemble, vous ne serez plus reléguées à l’arrière-plan. Vous serez actrices du destin national. Car il n’y a pas de vraie paix sans justice pour les mères. Il n’y a pas de vraie démocratie sans vous.
Bonne fête à toutes les mères.
Guillaume Kigbafori Soro
