Écouter l'article

Liberté de manifester en Côte d’Ivoire : deux poids de mesures de la justice ivoirienne

Alors que des femmes du RHDP sont autorisées à marcher sur le palais de justice, ceux qui marchent contre la cherté de la vie sont arrêtés. Notre justice est-elle juste ?

C'est une question pertinente qui soulève le débat sur l'équité et l'impartialité de la justice en Côte d'Ivoire. L'autorisation ou l'interdiction des manifestations semble dépendre du positionnement politique des organisateurs, ce qui peut être perçu comme une application à géométrie variable du droit de manifester.

D'un côté, les femmes du RHDP, parti au pouvoir, ont pu marcher librement jusqu'au palais de justice, montrant une certaine tolérance des autorités vis-à-vis des manifestations qui ne remettent pas en cause la gouvernance en place. De l'autre, les manifestations contre la cherté de la vie, qui expriment un mécontentement populaire, sont réprimées et les manifestants arrêtés. Cette différence de traitement pose la question de l'indépendance de la justice et du respect du droit fondamental de manifester.

La Constitution ivoirienne garantit pourtant la liberté de réunion et de manifestation, mais dans la pratique, son application semble être conditionnée par des considérations politiques. Cela alimente le sentiment d'une justice partiale et renforce la défiance d'une partie de la population envers les institutions.

Dans les rues d'Abidjan, Radio GPS est allée à la rencontre des citoyens pour recueillir leurs réactions face à cette situation.