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Le samedi 18 janvier dernier, Guillaume Soro a partagé avec ses concitoyens, sa vision pour l'agriculture. Et une des grandes priorités de son projet pour ce secteur vital de la vie sociale est sa diversification en redonnant au vivrier toute la place qu'elle n'aurait jamais dû perdre. Sur la question, il déclarait : « Produire dans la diversité, c'est redonner progressivement au vivrier toute sa place dans notre agriculture et notre économie nationale ».
Le vivrier à l'origine de l'agriculture.
Les sociétés humaines primitives vivaient de chasse et de cueillette. Puis face à la rareté des ressources que la nature lui offrait gratuitement, l'homme a trouvé impératif de produire en quantité. D'où la naissance de l'activité agricole.
Instruit de l'origine de l'agriculture, Guillaume Soro professa face à son auditoire : « Quand nous avons faim, soif, froid, chaud ou mal, la nature ne nous apporte pas toujours immédiatement une réponse. Dans la nature, l'homme fait face à la rareté et à l'hostilité des éléments. Il ne suffit pas qu'il y ait de la terre, de l'eau, de l'air ou du feu pour que l'homme soit heureux. Il doit cultiver la terre pour faire germer des plantes nutritives et élever des animaux pour assurer ses besoins ».
L'agriculture de subsistance, clé de la souveraineté alimentaire.
Pour le Président de GPS, au lieu de dépendre des importations de riz et de blé, nous devons et nous pouvons relancer les cultures de céréales, de tubercules et de légumes de base, tout en améliorant la productivité des cultures de rente. Pour lui, l'agriculture de subsistance est la clé de la souveraineté alimentaire car déclare-t-il : « aucun individu, aucune famille, aucune société, aucune nation en ce monde ne peut se considérer véritablement libre et souveraine, si elle est incapable de produire les denrées nécessaires pour satisfaire ses propres besoins de consommation (...) L'agriculture est donc essentielle en tant que fondement de la souveraineté alimentaire puisqu'un pays sans autosuffisance alimentaire est condamné à importer ses denrées de base, à dépendre de l'extérieur et bien souvent, à s'endetter sans cesse pour subvenir à ses besoins primaires ».
Les mesures en faveur de l'amélioration de la production vivrière.
Pour booster l'agriculture de subsistance, Guillaume Soro compte mettre en place une fois au pouvoir, une commission multidisciplinaire chargée de concevoir et de conduire une transition agricole planifiée ; commission dont l'une des principales missions sera de garantir l'atteinte de l'autosuffisance alimentaire. Ce qui passera nécessairement par la réduction de la dépendance aux cultures d'exportation à travers la diversification des filières agricoles (fruits, légumes, aquaculture, etc.).
« Ventre affamé n'a point d'oreilles ! Interrogez-vous sur l'origine de ce que vous consommez et vous saurez dans quelle mesure vous êtes maîtres de votre destin (...) L'indépendance économique réelle commence par la maîtrise du contenu de nos assiettes ».
En ces quelques mots, le candidat a résumé ses motivations à prioriser aussi bien les cultures de subsistance que celles de rente aujourd’hui davantage prisée.
𝗝𝗲𝗮𝗻-𝗣𝗶𝗲𝗿𝗿𝗲 𝗗𝗢𝗨𝗕𝗔𝗛𝗜
