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Le mythe que représentait l’école ivoirienne s’est estompé. Dû d’une part aux réformes inconséquentes et inadaptées qui l’ont traversée depuis des décennies, en partant de l’éducation télévisuelle pour l’approche par compétences et le système LMD ; et d’autre part aux attitudes peu glorieuses de certains des fils et filles de la Côte d’Ivoire qui ne se sont pas engagés véritablement à sauver son image ni à redorer son blason écorché par les crises multiples qui l’ont secouée. Si l’école est à l’image de la société, la question reste de savoir pour quelle société la Côte d’Ivoire engage-t-elle l'école ?
La question de l’école se pose en termes de valeurs citoyennes et sociétales. Pour atteindre les objectifs d’une école qui participe à l’atteinte de ces valeurs, la Côte d’Ivoire se doit de se poser la question de savoir quel type de citoyen l’école, issue d’un système hybride légué par la colonisation et encline à la perte des valeurs ancestrales, veut-elle former ? Dès lors, le caractère hybride que l’école ivoirienne présente de nos jours en dépit de tout, pose l’entre-deux d’un communautarisme séculaire et d'un universalisme totalisant.
La responsabilité des acteurs du système éducatif.
L’enjeu de cette réflexion sur les politiques de l’école ivoirienne est de comprendre les dessous réels d’un véritable danger qui la guette. Nous analyserons le processus diabolique des politiques actuelles qui tendent en réalité à réduire les citoyens ivoiriens en de simples indigents du monde. Ceux-là qui la boycottent dans son essence avec des réformes injustes, irréalistes et inadaptées alors qu’il ne s’agit pas seulement d’organiser des états généraux de l’éducation nationale.
De la responsabilité du régime du RHDP
Face à cette déchéance des valeurs de l’école ivoirienne par le régime du RHDP, les Ivoiriens doivent se poser la question de la réalité de leur école, lorsqu’elle n’a aucune méthode pédagogue. Car, (de l’ancienne méthode, de la pédagogie par objectif (PPO), l’école ivoirienne ne sait pas à quelle méthode elle est de nos jours). Le constat est clair qu’il y a une hybridité de méthodes qui circulent arbitrairement dans le système éducatif ivoirien sans un véritable contrôle. La décrépitude dans laquelle les tenants du régime du RHDP font basculer à grande pompe l’école ivoirienne montre bien qu’il existe encore une pléthore de méthodes. L’apprentissage par compétence, ou la (APC), à la formation par compétence ou la (FPC). Tout y est sans le moindre raffinement, même lorsque les gouvernements se succèdent au sein du RHDP.
Le comble est que les résultats scolaires ne reflètent aucunement la vérité ni la réalité entre les méthodes d’évaluation en classe et les méthodes d’évaluation lors des différents examens à grand tirage. Les résultats scolaires en Côte d’Ivoire au regard de ce qui précède, n’ont jamais été juste ni vrais quoi que le pouvoir du régime du RHDP se délecte des annonces spectaculaires des pseudos statistiques de fin d’année.
De la responsabilité des partenaires au développement du système éducatif.
Aujourd’hui encore, force est de reconnaître que l’école ivoirienne est en danger. La responsabilité incombe à ceux dont la charge est de veiller à la bonne promotion des mœurs et des valeurs africaines. Car pour tout dire, l’école ivoirienne ne reflète aucunement les valeurs qui lui étaient fixées pour l’édification du citoyen ivoirien. Pour quel financement les partenaires au développement accordent des crédits aux acteurs du système éducatif si, au fond, ils ne sont pas eux-aussi comptables des dérapages et des incohérences qui perdurent à volonté dans le système et qui le mettent à mal ?
Des desseins inavoués du régime RHDP ?
Pour mieux comprendre cette désinvolture liée à l’abandon de l’école et à la destruction de son devoir de formation du bon citoyen ivoirien, il faut se poser la question de savoir si le régime du RHDP au pouvoir en Côte d’Ivoire n’a pas d’attitude inavouée et cachée dans un esprit de vengeance contre la Côte d’Ivoire. La question est celle de savoir si le peuple de Côte d’Ivoire qui aspire à un bien-être social, économique, politique et culturel, doit être l’otage des politiques insidieuses qui n’ont d’enjeu que la promotion des contre valeurs loin des réalités africaines.
Le hic est que l’emblème du régime du RHDP qui est la « Case », symbole d’unité et de compromis dans le système de gouvernance africaine est mis au pilori par les tenants du régime du RHDP qui sont plus que jamais devenus des défenseurs d’un universalisme de valeurs totalisant. Comment une telle contre réalité peut-elle se produire au regard du symbole de la « Case » du RHDP ? L’analyse montre à bien des égards le caractère illogique des choix des symboles et des politiques intérieures du régime du RHDP au pouvoir. Dans sa volonté d’enrôler bon nombre de citoyens ivoiriens, le régime du RHDP s’est mis dans la peau de l’ours pour assouvir sa logique d’avilissement du généreux peuple de Côte d’Ivoire.
Jean-Claude Boyanne
