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Le Peuple de Côte d’Ivoire face à l’appel de l’Histoire

Le Cadre restreint de Générations et Peuples Solidaires (GPS) a tenu sa réunion hebdomadaire le samedi 1er novembre 2025. Cette rencontre a essentiellement été consacrée à l’examen de la situation politique de la Côte d’Ivoire, après la mascarade électorale du 25 octobre 2025. Suite à cette analyse, le Cadre restreint a décidé de publier la déclaration suivante.

Ce qui s’est déroulé le 25 octobre 2025 n’était pas une élection.

C’est une usurpation de la volonté nationale, une arnaque outrancière, une machination institutionnelle abjecte, vidée de toute sève démocratique et de tout soutien citoyen. C’est un simulacre cynique de vote, un coup de force politique.

Les faits, eux, parlent avec éloquence :

· les principaux leaders de l’opposition ont été arbitrairement exclus de la course ;

· un dispositif de 44 000 éléments des forces de sécurité, appuyés par des centaines de miliciens armés, a été déployé pour intimider et massacrer ;

· le bilan humain est lourd : au moins 23 morts et des centaines de blessés ;

· plus de 750 manifestants ont été arrêtés, et des dizaines de condamnations arbitraires ont été prononcées selon des procédures d’exception ;

· le taux de participation réel est inférieur à 18 % (tombant même à 10 % dans certaines zones), un chiffre cohérent avec le retrait des cartes d’électeurs, lui-même inférieur à 20 % ;

· pourtant, un score ubuesque, proche de 90 %, a été attribué au candidat du RHDP.

Une élection sans concurrence, sous pression sécuritaire et désertée par les citoyens, est une non-élection.

C’est un hold-up perpétré contre la souveraineté populaire. Le peuple n’est pas sorti pour voter. Il s’est vigoureusement abstenu. Même dans les bastions du RHDP, l’absence de mobilisation a révélé l’ampleur du rejet et de la désaffection populaires.

La clairvoyance de GPS : le refus du simulacre

GPS l’avait annoncé dès le départ : on ne bâtit pas une Nation sur l’exclusion, la contrainte et la peur. Par lucidité historique et par souci de cohérence principielle, GPS a refusé de cautionner un processus électoral vicié dès sa conception.

GPS a refusé de se soumettre au diktat d’institutions originellement illégitimes et illégales. Ce refus n’était pas seulement politique : il était moral et stratégique.

L’Histoire donne raison aujourd’hui à la ligne de la vertu incarnée par GPS.

De l’illégalité n’a pu naître que l’injustice, la violence et, partant, le déshonneur du régime. Le plébiscite attendu s’est mué en désaveu retentissant et en boycott massif du peuple.

Fragilisation du pouvoir et danger pour la Nation

Le régime en place fait aujourd’hui face à une légitimité contestée. M. Alassane Ouattara, contrairement à ce qu’il pense, s’est affaibli et a affaibli la Côte d’Ivoire, la rangeant parmi le lot honni des républiques bananières, dirigées par un autocrate sanguinaire dont la seule ambition est de demeurer au pouvoir à vie.

Le monde entier a constaté cette imposture.

Ce projet de quatrième mandat n’apportera ni stabilité ni légitimité ; il ne fait qu’institutionnaliser la division et consacrer l’instabilité permanente. Car, en plus d’être une faute démocratique, ce processus est un facteur de déstabilisation et de destruction.

Dans sa course forcée et aveugle vers un quatrième mandat, M. Ouattara n’a pas seulement piétiné l’État de droit : il a ravivé les démons identitaires, religieux et intercommunautaires, compromettant l’unité nationale et rouvrant des plaies que l’on croyait cicatrisées.

En ordonnant l’usage de milices civiles et en instaurant un climat d’intimidation, il a créé un terreau fertile pour les affrontements, les violences, les destructions de biens et les assassinats.

L’instrumentalisation des tensions communautaires est un crime contre la paix civile.

Le combat continue

Peuple de Côte d’Ivoire, GPS vous félicite et vous salue pour votre courage exemplaire ! Par votre abstention massive, vous avez refusé de cautionner cette forfaiture. Vous avez prouvé votre attachement absolu à la souveraineté populaire.

Vous avez dit NON au quatrième mandat.

Même si M. Ouattara a fait proclamer des résultats chimériques pour sa gloire personnelle, la vérité est que jamais le quatrième mandat ne sera accordé par le peuple.

Et tout n’est pas fini. En réalité, la lutte ne fait que commencer. Le combat contre le quatrième mandat doit se poursuivre et s’intensifier, dans tous les domaines et à tous les niveaux.

Nous appelons à un sursaut moral et politique pour transformer votre attachement à la Constitution et à l’État de droit en mobilisation populaire.

Aux forces de l’opposition démocratique, nous rappelons solennellement la gravité de l’heure.

L’heure n’est plus aux querelles d’égo, aux agendas cachés, ni aux calculs personnels.

Les ambitions individuelles sont des fardeaux ; les rivalités partisanes, des trahisons morales envers le peuple. Le peuple de Côte d’Ivoire a joué sa partition avec une dignité et un courage admirables. Mais les forces de l’opposition démocratique ont failli, en ne s’étant pas hissées à la hauteur de cet engagement.

Là aussi, tout n’est pas perdu : il est encore temps pour l’opposition ivoirienne de se ressaisir et de se remobiliser avec méthode.

Face à cette dictature qui s’assume, seule l’union sincère et véritable de l’opposition politique peut défendre notre pays.

Le peuple de Côte d’Ivoire nous a montré l’exemple : à nous maintenant de nous montrer à la hauteur de ses attentes.

Tenons-nous prêts pour une bataille âpre, peut-être longue, mais juste. Nous gagnerons ce combat. Notez-le !

L’Histoire nous enseigne qu’aucun dictateur n’a jamais gagné définitivement son combat contre le peuple : le peuple finit toujours par vaincre.

GPS reste mobilisé et fidèle aux aspirations démocratiques et légitimes d’un avenir de liberté, de stabilité et de dignité. Nous sommes convaincus qu’aucune confiscation du pouvoir n’est éternelle et que la vérité comme la souveraineté populaire finissent toujours par triompher.

Fait le 3 Novembre 2025,

Le Cadre restreint de Générations et Peuples Solidaires (GPS)